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20/09/2017

Diversification des pétroliers : Episode 5

 

Sia Partners poursuit ses analyses du financement de l'après-pétrole avec ce 5ème épisode centré sur les résultats et stratégies des majors ces deux dernières années.

 

EXECUTIVE SUMMARY

 

Alors que le prix moyen du baril sur l’année 2016 a chuté de 15% par rapport à 2015, les chiffres d’affaires des majors pétrolières[i] suivent la même tendance : ils ont baissé de 15% entre 2015 et 2016. Certaines majors ont cependant redressé leurs résultats nets ; c’est le cas de Shell, BP, ENI et ConocoPhillips. Le résultat net de ces deux dernières, ainsi que celui de Chevron, sont néanmoins dans le rouge. Cependant, au cours de l’année 2016, la reprise s’est amorcée pour l’ensemble des majors (+7% par trimestre sur les chiffres d’affaires).

Les investissements totaux des majors ont poursuivi leur tendance baissière avec -25% entre 2015 et 2016[ii]. La tendance qui s’observait entre 2006 et 2015 d’une augmentation de la part des investissements dédiés à l’amont s’est inversée : alors qu’elle était passée de 80% en 2006 à 86% en 2015, elle a été réduite à 82% en 2015, rendant le remplacement des réserves critique. Toutes les majors ont réduit la part de leurs investissements dédiés à l’amont entre 2015 et 2016, sauf ENI qui l’a maintenue.

Les majors – américaines principalement – profitent du boom du schiste états-unien : avec des réserves de 43 Gb, l’EIA indique que 48% de la production américaine provenait de cette ressource non-conventionnelle en 2016. Néanmoins, cette production est assurée à plus de 75% par les indépendants américains. Ceux-ci, implantés localement, bénéficient d'OPEX bien plus faibles que les majors (autour de 6 $/bep contre 9,6 $/bep pour les majors)[iii].

La forte diversification gaz observée jusqu’en 2014 – quand la part du gaz dans la production a atteint 45% – a été suivie d’un ralentissement, qui s’est confirmé en 2016. Alors que les productions de liquides et de gaz sont en hausse (+3% et +4% entre 2015 et 2016, respectivement),  la part de gaz dans la production est restée la même qu’en 2015 (43%).

La diversification dans les énergies alternatives se renforce pour les majors européennes afin de faire face aux difficultés dans le cœur de métier, la dernière en date étant Shell, qui a annoncé y consacrer 1 Md$ par an d’ici 2020. Les majors américaines restent quant à elles beaucoup plus orientées vers leur secteur d’expertise.

 

 

>> Téléchargez notre étude ici.

 

Retrouvez les épisodes précédents :

- Episode 4 : "Broyer de l'or noir"

- Episode 3 : "La revanche des schistes"

 

Votre contact Sia Partners :

Charlotte de Lorgeril

Associate Partner Energy

+33 6 24 73 18 34

charlotte.delorgeril@sia-partners.com

 


[i] Les majors analysées dans cette étude sont BP, Chevron, ConocoPhillips, ENI, ExxonMobil, Royal Dutch Shell et Total

[ii] Sans prendre en compte l’acquisition de BG Group par Shell

[iii] Coûts de production dans le secteur amont

 

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