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08/06/2017

Les réseaux de chaleur en France 2015-2030, 15 ans pour mobiliser 10 Mds€ d'investissements dans les infrastructures

 

Sia Partners présente sa nouvelle étude EnergyLab !

 

 

Exploiter le potentiel des réseaux français et participer à la dynamique européenne

Souvent délaissée des analyses dédiées, la chaleur représente pourtant une part importante de la consommation d’énergie de l'Union européenne (~50%[i]). En témoignent les réseaux de chaleur, présents dans la majorité des pays européens et qui ne cessent de se développer depuis bientôt 10 ans[ii]. Si le rythme de développement varie d’un pays à l’autre, une dynamique générale stimule le marché tiré par les pays scandinaves.

La France ne fait pas exception à la règle et possède des réseaux dans la plupart de ses grandes villes. Néanmoins, leur part dans la consommation de chaleur est inférieure à la moyenne européenne (4% contre 9%[iii]), avec des freins qui restent forts : importants investissements pour la création et l’extension des réseaux, concurrence des solutions individuelles (place importante du chauffage électrique), obligation de s’adapter au contexte local et donc difficulté à facilement généraliser des méthodologies de développement.

Pour répondre au mieux à ces besoins en chaleur et participer à la dynamique européenne, le gouvernement français a décliné les initiatives de l’UE au niveau national. Alors que le potentiel maximum de production de chaleur livrée par les réseaux est estimé cinq fois supérieur au niveau de production actuel[iv], la Loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) définit des objectifs concrets.

Les énergies renouvelables pour booster le marché français

Pour accompagner le développement des réseaux de chaleur, la France mise sur l’utilisation des Energies Renouvelables et de Récupération (EnR&R), à l’image du Danemark (pays de référence qui vise 100% d’énergie renouvelable en 2050) et en s’appuyant sur des ressources dont l’utilisation est quasi exclusive via les réseaux de chaleur : géothermie, incinération des déchets, récupération de chaleur fatale. La part de la chaleur renouvelable dans la chaleur livrée a ainsi doublé en 10 ans pour atteindre plus de 50% du mix actuel[v].  

La LTECV fixe un objectif encore plus ambitieux d’utilisation d’EnR&R par les réseaux de chaleur en 2030 : multiplier par 5 (par rapport à 2012) la quantité de chaleur et de froid renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur. Cela offre une opportunité de développement de l’ensemble des filières EnR&R et suppose une forte augmentation de la quantité de chaleur totale livrée.

En considérant une part de 70% d’EnR&R dans la chaleur livrée en 2030, il faudrait multiplier la quantité de chaleur livrée par les réseaux par un facteur 2,3 pour atteindre les objectifs de la LTECV. D’après Sia Partners, cela représente un investissement dans les infrastructures de 10 Mds d’euros (chaufferie + canalisations) qui devra être soutenu par des mesures concrètes de la part de l’Etat, parmi lesquelles figure le Fonds chaleur.

 

Des acteurs publics et privés pour œuvrer au développement et à la modernisation des réseaux

Les collectivités ont une vraie responsabilité dans le développement et l’exploitation des réseaux de chaleur, comme représentantes du pouvoir public, seul à-même d’adopter une réflexion suffisamment long terme pour tirer profit des avantages qu’ils offrent. Cela passe dans la majorité des cas par une délégation de service public (DSP) auprès des grands acteurs du marché (Dalkia, Engie) ou des pure players (IDEX, Coriance) qui ont réussi à percer dans un secteur mature de plus en plus diversifié vers les services énergétiques.

Face aux enjeux d’intégration des EnR&R, les acteurs des réseaux de chaleur se tournent vers des solutions innovantes, intégrées à des systèmes optimisés et intelligents. Le développement des NTIC et du marché de l’IoT offrent notamment de nouvelles possibilités pour une gestion plus efficace des besoins en chaleur et ouvrent la perspective à des synergies avec l’électricité et le gaz.

 

>> Téléchargez notre nouvelle étude en cliquant ici ! <<

 

Laurent Ferré, Caroline Boucq, Olga Landesman et Charlotte de Lorgeril.

 

Votre contact Sia Partners :

Charlotte de Lorgeril
Associate Partner Energy
+33 6 24 73 18 34

charlotte.delorgeril@sia-partners.com

 

[i] Selon Commission Européenne

[ii] Selon EuroHeat&Power2015

[iii] Selon Eurostat 2015

[iv] Selon une étude SNCU 2016

[v] Selon DGCE et SNCU 2015

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